LE CENTRE

CENTRE DE RECHERCHE ET DEXPERTISE EN GOUVERNANCE, RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATEGIQUES EN AFRIQUE

CREATION

Le CREGRISA est un « THINK TANK » pluridisciplinaire au service du développement de l’Afrique, créé par POKAM Hilaire de Prince, Professeur de Relations Internationales à l’Université de Dschang au Cameroun. Il s’inscrit dans le prolongement des activités de l’Association de Recherche en Sciences Sociales (RES-CAM) créée en 2005 en vertu du récépissé de dépôt de déclaration d’une association du préfet du département du Wouri conformément aux dispositions de la loi n°90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association. Cette association ayant pour but entre autres, la promotion de la recherche et les actions en matières de sciences sociales. Son superviseur des départements étant le promoteur de l’actuel CREGRISA.

CONTEXTE D’ACTION

Les années soixante se sont illustrées par la décolonisation formelle de la majorité des Etats africains, le plus souvent sans violence remarquable. Malheureusement, pour la plus grande partie de la population, cette accession à l’indépendance n’a mis fin à l’arbitraire des gouvernants que pendant une courte période. Beaucoup de régimes autoritaires n’ont pas réussi à atteindre les objectifs de construction de l’unité nationale ainsi que le développement économique qu’ils étaient sensés mieux adaptés à réaliser. Au cours des années soixante et soixante-dix, l’Afrique qui est loin d’être homogène et présente une très grande diversité tant en matière de pratiques politiques que de politiques économiques, s’est illustrée par le triste record de réfugiés politiques, la recrudescence des guerres civiles, le terrorisme et la paupérisation d’un nombre de plus en plus croissant de sa population. Sur le plan économique, le tableau n’est pas reluisant. Car, après des performances relativement bonnes au cours des années soixante, la plupart des pays africains ont connu une chute du PIB par habitant au cours des années soixante-dix et ont traversé des crises économiques profondes durant les années quatre-vingts.

La mauvaise gouvernance observée dans la plupart de ces pays, serait en grande partie la raison principale de l’incapacité à éviter d’une part, les tensions et crises sociales ainsi que les violences et d’autre part, à formuler et mettre en œuvre des réformes de politiques économiques systématisées dans les programmes de stabilisation financière et d’ajustement structurel suggérés et soutenus par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale.

La bonne gouvernance semble ainsi perçue aussi bien par les populations que les partenaires de développement, comme indispensable pour la promotion du développement du continent. C’est la raison pour laquelle depuis le début des années quatre-vingt-dix, les bailleurs de fonds les plus importants des Etats africains, les institutions de Bretton Woods et l’Union Européenne notamment, font de la bonne gouvernance un des critères d’attribution de l’aide publique au développement. Ces acteurs ont en plus imposé le processus de démocratisation comme catalyseur de la gouvernance en Afrique. Si la démocratie est recherchée par elle-même, il est cependant important de noter que sa consolidation nécessite une amélioration des conditions de vie de la population. Cette condition ne peut être remplie que si les autorités dirigeantes parviennent à améliorer les performances économiques de leur pays. Ce qui exige donc à son tour, la pratique de la bonne gouvernance.

Sur la scène internationale, cette situation fait que l’Afrique soit plus perçue comme un problème à résoudre que comme une région ayant son mot à dire dans la politique internationale. Ses faibles indicateurs géoéconomiques (PIB, exportations, niveaux et innovations technologiques) s’ajoutent à la faiblesse des indicateurs militaires (format des armées, absence de possession d’armes nucléaires) et diplomatiques (faible poids des voix dans les organisations internationales), font des Etats africains des puissances négligeables, secondaires ou des quasi-puissances.

En effet, l’Afrique s’illustre davantage comme un sujet subissant qu’un acteur géopolitique : elle est déclassée géopolitiquement sur l’échiquier international, malgré une inflexion récente, plus mondialisée que mondialisatrice. Dans une représentation statique et statistique, l’élaboration d’indicateurs permet de comparer, d’ordonner et de classer l’Afrique au dernier rang de la classe internationale.

Ce continent qui a été longtemps le lieu de déploiement des puissances étrangères, demeure jusqu’à présent, le champ de compétition entre les puissances et les firmes minières et pétrolières. Les compétiteurs se sont diversifiés et les formes de la compétition se sont modifiées. Depuis la fin de la bipolarité, l’Afrique est de plus en plus convoitée.

On constate, depuis le début du XXIe siècle, un reclassement géopolitique du continent pour plusieurs raisons : sécuritaires, accessibilité aux ressources minières et aux hydrocarbures, recherche d’appui dans les organisations internationales, prise de conscience de l’exception africaine quant à la pauvreté, à la démographie et aux risques liés à la migration, intégration des interdépendances épidémiologiques ou environnementales au sein du « village planétaire ». Les relations avec l’Asie et notamment avec la Chine, d’un continent traditionnellement tourné vers l’Europe, ont modifié la donne stratégique et les zones d’influence.

Dans cette dynamique, l’Afrique n’est plus une chasse gardée des puissances traditionnelles, mais désormais une « chasse croisée » de nouvelles puissances extra-régionales. Le retour des grandes puissances de la guerre froide, l’arrivée des puissances émergentes et du Japon, participent d’une nouvelle donne. Car, l’influence croissante de ces puissances met en évidence une nouvelle configuration des relations internationales catalysée par la concurrence. Celle-ci a permis à ce continent de connaître actuellement une accélération de sa croissance économique, surtout grâce à l’appétit chinois pour ses matières premières tout en présentant des risques élevés de reprimarisation voire de recolonisation.

Cette concurrence est une chance pour l’Afrique et doit lui permettre de décoller pour trouver sa place dans l’actuelle géopolitique mondiale. Le moment semble donc venu pour l’Afrique de sortir du cycle de l’infantilisation et de l’assistanat pour imposer sa propre vision du monde, fixer ses priorités, se donner des modèles propres sans pourtant se fermer aux apports bénéfiques de ses partenaires. Pour la première fois, il y a une concurrence sur place et plusieurs acteurs entre lesquels le continent peut choisir. Avec cette compétition entre les partenaires, au moins les dirigeants africains pourront faire un choix. L’avenir de l’Afrique s’inscrit ainsi de plus en plus dans une dynamique internationale.

L’objectif étant de permettre au continent de relever ses défis actuels afin qu’il puisse amorcer son développement et se positionner sur les lignes de force, de vie, d’avenir de l’échiquier international en vue d’une insertion heureuse et bénéfique dans la mondialisation en cours.

Cette préoccupation est celle de tous les pays du continent qui sont engagés en faveur du développement nonobstant les multiples crises actuelles qui entravent en partie le processus.

La création du CREGRISA s’inscrit dans le sillage de cette dynamique qui concerne tous les Etats africains. La mise en place de cette structure multidisciplinaire permettra d’assurer tour à tour une amélioration de la production scientifique sur le plan qualitatif et quantitatif, un meilleur encadrement des jeunes chercheurs. Ceci contribuera sans nul doute au développement de l’Afrique, à travers la formation d’une nouvelle génération de chercheurs capables de mesurer les avancées significatives en matières de gouvernance tant au niveau national que de certains pays et de comprendre les nouveaux enjeux et les défis actuels des relations internationales. L’ambition ultime étant d’engager le Cameroun et les autres Etats du continent sur les lignes de force de la mondialisation en cours en ouvrant surtout des pistes pour une meilleure gouvernance.

Objectif général

            Le Centre de Recherche et d’Expertise en Gouvernance, Relations Internationales et Stratégiques en Afrique est un espace de réflexion interdisciplinaire qui a pour objectif général de regrouper des chercheurs s’adonnant ou s’intéressant à la recherche, à l’étude, à l’expertise et à la diffusion des travaux scientifiques en gouvernance, relations internationales et stratégiques en Afrique.

Objectifs spécifiques

Le CREGRISA se propose :

  • D’établir des relations entre les personnes physiques ou morales qui s’intéressent à la gouvernance, aux relations internationales et stratégiques en Afrique.
  • De contribuer à la recherche, aux actions et débats sur les questions de gouvernance, de relations internationales et stratégiques en Afrique.
  • De promouvoir l’expertise en matière de gouvernance, des relations internationales et stratégiques en Afrique au service des décideurs africains.
  • De produire des documents scientifiques (revues, articles, ouvrages, actes de colloques, etc.) portant sur les diverses thématiques de la gouvernance, des relations internationales et stratégiques en Afrique.
  • De créer un centre de documentation rassemblant les ouvrages et toute publication nécessaires à l’analyse et à la systématisation de la gouvernance et des relations internationales et stratégiques africaines.
  • De contribuer à la formation des jeunes chercheurs à une nouvelle perception et appréhension des relations internationales et stratégiques en Afrique et en gouvernance par des spécialistes des Relations Internationales et de gouvernance.
  • De procéder à la lecture et correction de tout travail scientifique : articles, ouvrages, thèses et mémoires.
  • De mener des enquêtes sur le terrain dans le cadre de recherches précises exigées par tout chercheur, structures de recherches et autres.
  • De tisser des partenariats avec des centres de recherche et d’expertise analogues.
  • De promouvoir le débat public en gouvernance et relations internationales et stratégiques en Afrique à travers un programme de conférence mensuelle sur un sujet d’actualité animé par une personnalité compétente (diplomate, fonctionnaire international, universitaire, acteur de la société civile nationale ou internationale, spécialiste de questions de gouvernance et de stratégie, etc.)

MEMBRES DU COMITE SCIENTIFIQUE

ABOA ABIA Alain, Professeur Titulaire en sociolinguistique, Vice-Doyen de l’UFR Langues,
Littérature et Civilisations, Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire).
ABOYA ENDONG Manassé, Professeur de Science Politique, Vice-Recteur chargé des
enseignements, de la professionnalisation et du développement, des technologies de
l’information et de la communication, Université de Yaoundé II (Cameroun).
AKONO ATANGANE Eustache, Professeur de Science Politique, Université de Yaoundé II
(Cameroun).
BANGUI Thierry, Docteur en Architecture, Consultant et chercheur en développement,
Bangui (République Centrafricaine).
CHIKOUNA Cissé, Maître de Conférences en Histoire, Université Houphouet-Boigny (Côted’Ivoire)
EBOGO Frank, Maître de Conférences en Science Politique, chercheur au CREPS, Université
de Yaoundé II (Cameroun).
EKAMBI DIKONGUE Guillaume, Professeur de Relations Internationales, Université de
Douala (Cameroun).
FANYIM Gaïus, Docteur en Science Politique, Maître de Conférences en Science Politique,
Université de Douala (Cameroun).
FOLEFACK Ernest, Docteur en Droit Public, Université de Dschang (Cameroun).
JACKSON Willy, Docteur en Science Politique, Relations internationales, Université Paris
Diderot-Paris 7 (France), Consultant international, Président Fondateur de Jackson
International Consulting (JIC), Sarl https://www.ji-consulting.com (France).
KAMDEM Pierre, Professeur de Géographie, Université de Poitiers (France).
KAMNO Carine Gabrielle, Chargé de Cours en Science Politique, Enseignant-Chercheur,
Université de Dschang (Cameroun).
KOBI Joseph, Maître de Conférences en Histoire, Université de Bouaké (Côte d’Ivoire).
KOUGNIAZONDE C. Christophe, Professeur, Doyen, Docteur.
Kesington Adebukonola Adebutu Faculty of Law Houdegbe North American University Benin
(HNAUB), Président Exécutif Académie Alioune Blondin Beye pour la Paix (ABBAP),
Cotonou (Bénin).
MENGNJO TARDZENYUY Thomas, Chargé de Cours en Science Politique, EnseignantChercheur, Université de Bamenda (Cameroun).
LOFEMBE BENKENYA BEKE, Maître de Conférences en Relations Internationales,
Université de Kinshasa (République Démocratique du Congo).
MBIATEM Albert (PhD), Enseignant-Chercheur l’Université de Buéa (Cameroun) et
membre de l’African Leadership Centre, King’s College London, University of London.
MANDJACK Albert, Maître de Conférences en Science Politique, Université de Douala
(Cameroun).
MAOUNDONODJI Gilbert, Docteur en Sciences Politiques et Sociales, Université
Catholique de Louvain (Belgique), Directeur Général, Centre d’Études et de Recherches sur la
Gouvernance, les Industries Extractives et le Développement Durable (CERGIED), N’Djamena
(Tchad).
MOSOH Lewis MULUH, Docteur en Science Politique, Université de Dschang (Cameroun).
MVELLE MINFENDA José Guy, Professeur de Relations Internationales, Doyen de la
Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Dschang (Cameroun).
NEMBOT NDEFFO Luc, Professseur d’Economie, Université de Dschang (Cameroun).
NGUEKEU NDONGMO Pierre, Maître de Conférences en Science Politique, Université de
Dshang (Cameroun).
NGWE Luc, Docteur en Science Politique de l’Université Paris X Nanterre. Chercheur
indépendant rattaché à différents groupes de recherches (France).
MOUMOUNI Guillaume, Ph.D. (Peking University) Assistant-Professor, University of
Abomey-Calavi, Benin, Faculty of Law and Political Science Department of Political Science.
NSOH NDIKUM Christopher, Professeur de Science Politique, Université de Yaoundé II
(Cameroun).
NTUDA EBODE Joseph Vincent, Professeur de Relations Internationales et d’Etude
Stratégiques, Directeur du Centre d’Etudes politiques et Stratégiques (CREPS) Université de
Yaoundé II Soa (Cameroun).
OMBALLA Magelan, Professeur de Science Politique, Université de Yaoundé II (Cameroun).
POKAM Hilaire de Prince, Docteur en Science Politique, Professeur de Relations
Internationales, Université de Dschang (Cameroun).
SAHA Zacharie, Maître de Conférences en Histoire, Université de Dschang (Cameroun).
SADIO Adama, Docteur en Science Politique, Enseignant-Chercheur en Science Politique à
Montpellier Bussiness School et à l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest et à Madiba à
Dakar (Sénégal).
TSANA NGEUGANG Ramses, Docteur en Science Politique, Maître de Conférences en
Science Politique, Université de Douala (Cameroun).
WANDJI KEMAJOU Axel, Docteur en Droit Public, Enseignant-Chercheur, Université de
Dschang (Cameroun).
WASSOUNI François, Maître de Conférences en Histoire, Université de Maroua (Cameroun).

PROJETS DE RECHERCHE EN COURS

Le CREGRISA mène des recherches sur des thématiques précises et se propose par ailleurs d’organiser des colloques.

a – Projets de recherche

Le CREGRISA conduit actuellement des recherches sur les thématiques suivantes :

  • Les mobilités transnationales
  • Géopolitique et géostratégie de l’internationalisation de conflits et gouvernance de la sécurité en Afrique
  • Le multilatéralisme et l’Afrique dans la gouvernance mondiale
  • Les pays émergents en Afrique et la coopération Sud-Sud
  • Les acteurs internationaux dans la gouvernance en Afrique
  • L’extrêmisme violent en Afrique
  • Paix positive et sécurité humaine
  • Politique genrée
  • protection de l’environnement et développement durable 

b – Projets de colloques internationaux

La gestion internationale de Boko Haram

L’insécurité en Afrique Centrale

La paix positive dans les conflits en Afrique

C – Création d’une revue électronique trimestrielle

            La revue dénommée Le Politoscope se propose dans une perspective pluridisciplinaire, d’analyser les faits politiques internationaux et nationaux africains à travers un sens aigu d’objectivité et de neutralité axiologique axé sur la réflexivité sociologique des chercheurs ainsi que la mobilisation de la sociologie compréhensive de Max Weber tout en combinant rigoureusement aporisme et emprisme. Ceci afin de « chercher la vérité à partir des faits et intégrer la théorie et la pratique », comme le déclarait Deng Xaoping.

EQUIPES DE RECHERCHE

Le CREGRISA dispose pour le moment de cinq équipes de recherche à savoir :

a – L’équipe de recherche travaillant sur la Géopolitique et géostratégie de l’internationalisation de conflits et gouvernance de la sécurité en Afrique dont les membres sont : DASSI Rigobert, Dr KAOGNE Pascal, Dr MBIATEM Albert Poliquem, EJANI Leonard KULU, LAISIN Jones NDI, LEDUFE Hans, Dr MOSOH Lewis MULUH.

b – L’équipe de recherche travaillant sur les pays émergents en Afrique et coopération Sud-Sud dont les membres sont : Dr TECHIMO TAFEMBA B., PAMI TCHAMBA Rodrigue, AJAHOUNG SONKENG Sébastien, KOA Augustin

c – L’équipe travaillant sur Les acteurs internationaux dans la gouvernance en Afrique dont les membres sont : Dr BETGA AKEUDI Ordy, TCHOUNKEU DJEUDJE II, Dr METSAGHO MEKONTCHOU, Dr TCHIENO NGANOU, SOUMELONG Blaise, ABDERAMANE MAHAMAT Moumine, TERI Gilbert.

d – L’équipe travaillant sur Le multilatéralisme et l’Afrique dans la gouvernance mondiale dont les membres sont : Dr KENHOUNG Yanick, M. MOMO KEUBOU Serges, FEUDJIO Amédée.

e – L’équipe travaillant sur Les mobilités et phénomènes transnationaux dont les membres sont : Dr KAMNO Carine Gabrielle, Dr MENZEPO Joachim, PIAMEU NDE.

f Equipe de recherche travaillant sur la paix positive et la sécurité humaine dont les membres sont : MBIATEM Albert Poliquem, Dr MOSOH Lewis, YOMBO A YAKAN Alexis, AKANA Michelle.

g – L’équipe travaillant sur la politique genrée : NGOSSAYE Hecheked, Dr KAMNA Gabrielle.

h – L’équipe travaillant sur la gouvernance de la santé  et la diplomatie humanitaire : M. MOSSE EFON  Hervé, YEPMO Landry, NONO Eliane, ALIYOU Cissé.

i – L’équipe travaillant sur la protection de l’environnement et développement durable : Dr METSAGHO Boris, Dr TECHIMO TAFEMBA, Dr TCHIENO NGOUNA.

LES CONTACTS

HILAIRE DE PRINCE POKAM

Professeur de Relations Internationales

Directeur du CREGRISA

BP 66 FSJP Dschang Cameroun

E-mail : princepokamh@yahoo.fr

Tel 237 675 20 05 04